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 Lettre N°7 - décembre 2010

Saison des pluies et distances: les impératifs climatiques et géographiques

Xapuri, Etat d'AcreLes deux semaines de la session de novenbre-décembre 2010, à Rio Branco et Cuiabá, ont été bien remplies, par des stagiaires fortement motivés. Le recrutement a été un peu contrecarré à Rio Branco, à cause des pluies saisonnières qui provoquent la fermeture de nombreuses routes durant 6 mois dans cette région de l’ouest de l’Amazonie.
Ainsi, plusieurs candidats des communautés indigènes de la forêt, n’ont pas pu se déplacer pour participer au cours. Ce sont finalement 17 animateurs de 5 radios différentes qui ont suivi les 5 journées de formation de Rio Branco, dans les locaux du Centre de Défense des Droits de l’Homme et d’Education Populaire, le CDDHEP, organisateur de cette session. Le niveau de ces animateurs était une fois de plus assez hétérogène, nous demandant d’adapter notre approche à leurs connaissances. Ainsi, plusieurs d’entre eux avaient d’évidentes difficultés de lecture et d’écriture dont il nous a fallu tenir compte.

A Cuiabá, nous avons pris conscience de la dimension de l’Etat du Mato Grosso, ce grenier à soja de l’ouest du Brésil, en découvrant la distance parcourue en bus par quelques uns des stagiaires qui ont répondu à notre invitation : parfois plus de 1’000km et des coûts de transports qui s’en ressentent : 1'500 CHF de billets de bus à rembourser pour les 8 personnes venues de « l’intérieur » du Mato Grosso.

Au total, ce sont 21 étudiants qui ont répondu présents, et le groupe s’est révélé plus homogène que celui de Rio Branco, même si le niveau général était assez bas : la plupart avaient une relativement bonne expérience du micro, mais en autodidactes. Ils ont développé tellement de mauvaises habitudes en pratiquant leur art, tout seul, qu’il a été parfois difficile de les aider à s’en défaire. Nous avons donc « sué » par moment pour leur transmettre les notions de base du journalisme que nous essayions de faire expérimenter dans ces cours.

La session avait été organisée par Keka Werneck, une journaliste indépendante engagée par
l’UNESCO pour cette tâche, qui avaient de bons contacts avec le réseau des radios communautaire du Mato Grosso. En tout, les 21 stagiaires provenaient de 13 radios communautaires différentes.

Jean-Jacques Fontaine